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Savoir-faire: laisser-faire

ANNIK REYMOND


Il a déjà fallu que je perde la maîtrise technique, pour pouvoir m’approcher d’un geste un tant soit peu juste (1).

Formée aux Arts Visuels de Genève, graphiste, enseignante (…) le parcours d’Annik REYMOND nous assure d’une connaissance tant technique que sémantique de l’image. Assurément, Annik REYMOND maîtrise le dessein, qui dessine et désigne. C’est pourtant à la lisière de la maîtrise que tout se joue pour cette plasticienne qui a fait le choix d’un lâcher-prise sur le savoir-faire.
A ce dessein, elle fait le choix de travailler avec des moyens simples lui permettant de toucher aux fondements du tracé de la ligne. L’encre, le lavis, la craie ou encore le crayon semblent être pour elle les moyens les plus aptes à capter les vibrations du monde, de son monde. Une démarche qui demande un état de conscience débarrassé d’une certaine volonté créatrice faite d’acquis, donc de préjugés, donc de barrières. Qui manquerait alors de justesse.

Épurés de la ourdeur matérielle, de format humble, sans fioriture, les travaux d’Annik REYMOND nous interpellent par leur justesse et leur sincérité. Elle nous donne une image de l’univers (du monde) incompréhensible, dès lors qu’on tente de la définir. Elle nous le désigne, nous le dessine tel un sismographe ou un capteur sensible.

Virginie Piotrowski, août 2010 (2)

Notes:

  1. Annik Reymond, "Tout perdre", texte personnel
  2. Texte publié à l'occasion de l'exposition organisée par PasVu PasPris aux anciens thermes d'Allevard en septembre 2010


Références:
dossier de presse de l'exposition


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