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27.4.17

Exposition à la galerie Terres d'Ecritures, Grignan - photos

Un public de grande qualité se presse pour voir l'exposition, la dernière à Terres d'Ecritures. La plupart des visiteurs soulignent la cohérence entre les sculptures d'Akashi Murakami et mes encres.

Pour ceux qui ne l'ont pas encore vue, l'exposition est encore visible quelques jours de 11h à 13h et de 15h30 à 19h, jusqu'au 1er mai inclus.

En guise de mise en bouche ou de souvenir pour ceux qui sont déjà venus, voilà quelques images de l'exposition.

D'autres informations dans cet article.


Terres d'Ecritures Grignan


Terres d'Ecritures Grignan


Terres d'Ecritures Grignan


Terres d'Ecritures Grignan


Terres d'Ecritures Grignan


Terres d'Ecritures Grignan


Terres d'Ecritures Grignan


Terres d'Ecritures Grignan



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1.4.17

Exposition avec Akashi Murakami à la galerie Terres d'Ecritures, Grignan

Du 5 avril au 1er mai, à la galerie Terres d'Ecritures, Grignan 

J'exposerai des encres et des peintures en compagnie d'Akashi Murakami, sculptures céramique

Terres d'Ecritures,
12 rue Saint-Louis, 26230 Grignan (Drôme)
Tous les jours de 11 à 13h et de 15h30 à 19h

Exposition Terres d'Ecritures Grignan, Reymond | Murakami
18.11.16

Lithographie 1/4, le dessin sur la pierre







Une expérience de lithographie

J’avais un tout petit peu abordé la technique de la lithographie lorsque j’étais aux beaux-arts, et le souvenir que j’en avais se résumait à deux choses: le grainage de la pierre (son poids lors de la manipulation, les mouvements pour la grainer et la force qu’ils mobilisent), et la profondeur des noirs lors de l’impression. C’est peu, mais suffisant pour me donner envie d’en refaire.
Après avoir réalisé mes tests à l’encre et lavis sur papier, je suis donc allée travailler à l’atelier de lithographie Clot Bramsen et Georges à Paris.
Armée de quelques-uns de mes pinceaux-fétiches, je me suis trouvée devant une pierre déjà grainée, quel confort!

Le travail sur la pierre

J’ai attaqué ma pierre avec un lavis, et grande a été ma surprise de m’apercevoir qu’il s’agissait de patouiller dans une sorte de bouillon mi-eau mi-gras, que je pouvais triturer autant que je le souhaitais.
Pas de geste définitif comme sur le papier, pas de non-retour comme à l’aquarelle… Le fait que cette encre se laisse manipuler presque à l’infini a quelque chose d’absolument magique. La possibilité de la triturer s’arrête au moment où l’eau s’évapore: le gras en suspension dans l’eau se fixe dans les pores de la pierre, et le lavis est alors fixé.

Repentir, toujours…
Mais tant que la pierre n’est pas préparée à l’impression, il reste encore des possibilités d’intervention: il suffit d’enlever l’encre en la grattant ou en la diluant. Ces possibilités de repentir sont évidemment impressionnantes lorsqu’on a l’habitude de travailler à l’encre ou à l’aquarelle. Mais j’ai préféré ne pas en abuser: la vigueur du geste premier me paraît préférable au bricolage interminable.
À part les caractéristiques d’émulsion du lavis, l’autre fait troublant est que l’encre n’est pas vraiment noire, et que la pierre n’est pas blanche…
Voici quelques images des étapes du dessin sur la pierre.

Lithographie dessin sur pierre 1
Le début des jeux avec le lavis gras


Lithographie dessin sur pierre 2
Détail du lavis: l’eau commence à s’évaporer, mais il est encore possible de patouiller

L’encre a séché, le gras s’est déposé sur la pierre

Lithographie dessin sur la pierre 4
Superposition d'encre sur lavis. A ce stade, même si l'encre déposée par-dessus le premier lavis n'est pas sèche, on ne peut plus patouiller: le geste est définitif, sans quoi on risque de diluer le pigment mais pas le gras déjà installé sur la pierre, et du coup ne plus rien voir à ce qui marquera réellement la pierre (le gras)

Lithographie dessin sur la pierre 5
Le dessin sur la pierre terminé. Il s’agit de ne pas oublier que l’image est à l’envers! J’ai vérifié qu’elle tenait la route dans l’autre sens avec un miroir (et en retournant une photo)…
16.11.16

Le grand livre-frise

Une photo de détail de mon grand-livre frise, présenté à la Cathédrale de Vaison-la-Romaine en septembre dernier.


Grand livre-frise, 70cm x 7m, encre et lavis sur papier Arches d'un seul tenant
Grand livre-frise, 70cm x 7m, encre et lavis sur papier Arches d'un seul tenant

6.10.16

Exposition à la Cathédrale Haute de Vaison, l'heure du bilan

Si vous m'avez déjà lue ici, vous savez que j'ai participé à une exposition à la cathédrale haute de Vaison la Romaine (avec Patricia Meffre, sculptures céramique) du 3 au 16 septembre dernier.

Le bilan

Une série de défis 

C'est un très beau lieu, couru par de nombreux visiteurs.
Mais il n'est pas facile à habiter, car il est très chargé visuellement: autels, cathèdre, chaire, tableaux, sculptures, fresques à moitié disparues, textures de toutes sortes, couleurs dans les chapelles latérales…
J'ai donc choisi de travailler en noir et blanc pour mieux dialoguer avec les couleurs du lieu et ne pas alourdir encore l'effet visuel.
A cela s'ajoute le fait qu'il n'y a aucun mur disponible, ce qui est en soi un challenge pour un peintre.
La difficulté était aussi dans la dimension du lieu: 8m de large, 22m de long (sans compter le chœur ni les chapelles).
Pour en rajouter un peu, j'ai aussi mis la barre assez haut dans la dimension des pièces que j'ai présentées.
Comme vous l'avez sans doute vu sur les photos, il s'agissait de livres frise, longues bandes de papier d'une seule pièce peints puis pliés en accordéon:
  • 15 x 105 cm pour les plus petits (Jardins intérieurs),
  • 45 x 450 cm pour les moyens (Contrées intérieures),
  • et 70 x 700 cm pour le tout grand livre-frise (Territoire intérieur).
Tous ont été réalisés à l'encre de Chine et au lavis sur du papier Arches (185g, et 300g pour le tout grand), évidemment tous des originaux, réalisés séparément. Ils ont ensuite été habillés d'une couverture cartonnée, comme on peut le voir dans le diaporama plus bas sur les petits livres-frise.

Présenter autrement pour regarder autrement

Dans le cadre de cet édifice religieux, pour soutenir la notion d'intériorité et de regard sur le plus profond de soi qu'il devrait selon moi induire, j'ai voulu que les livres ne puissent être regardés que par un nombre restreint de personnes simultanément.

Le public pouvait ainsi tourner les "pages", à condition de se munir de gants.
Pour ma part j'ai beaucoup aimé voir les visiteurs plonger dans les livres.

Les livres-frise moyens ne pouvaient êtres vus que par une ou deux personnes en même temps. Il y avait chez ceux qui les feuilletaient beaucoup d'attention, comme dans une lecture.

Le plus grand, situé devant le chœur, pouvait quant à lui accueillir 4 ou 5 personnes simultanément, ce qui formait une belle résonance avec ce que l'idée de chœur peut contenir. En termes laïques, je le formulerais ainsi: rassemblement, culture du territoire* commun, culture tout court en somme…
J'ai d'ailleurs nommé le grand livre "Territoire intérieur".

Exposition à la Cathédrale Haute de Vaison-la-Romaine